Actualités

Prévenir la cloque du pêcher

Mme R. : « J’ai planté, il y a quelques années, un nectarinier qui n’a pas encore produit. Au printemps les feuilles sont crispées et beaucoup de fourmis se promènent sur le tronc. Que faire ? »

B.D. : Le nectarinier est un arbre fruitier encore plus sensible à la maladie de la cloque que le pêcher. Cette maladie, provoquée par un champignon microscopique appelé Taphrina deformans provoque, au printemps, la déformation et l’épaississement des feuilles qui deviennent dures, crispées, cassantes et souvent rougeâtres. Cette maladie, très courante, provoque un ralentissement de végétation important, car les rameaux perdent leurs feuilles et s’affaiblissent. Heureusement, les pêchers repoussent ensuite une deuxième feuillaison, saine le plus souvent, mais la production s’en trouve anéantie pour l’année. La conservation de la maladie d’une année sur l’autre est assurée l’hiver par les spores du champignon dans les anfractuosités de l’écorce et les écailles superposées des bourgeons. Un printemps froid et humide favorise la maladie.

Mme R. : « Quel traitement ? »

B.D. : Le traitement contre la cloque est uniquement préventif, avant que les feuilles ne sortent au printemps. Le produit à utiliser est la traditionnelle bouillie bordelaise, ou mieux, la solution bordelaise à base d’oxychlorure de cuivre, plus efficace que le sulfate de cuivre contre cette maladie. De plus, ce dernier produit – liquide – est bien plus facile à doser et à mélanger que la poudre. La période idéale est avant ou juste au moment du gonflement des écailles des bourgeons , laissant tout juste apparaître un soupçon de couleur rose s’il y a des boutons à fleurs ( stade bouton rose). Et de toutes manières avant que les feuilles ne soient visibles, sous peine de brûlures ! Car il faut absolument retenir que la bouillie bordelaise est toxique pour les feuilles des arbres fruitiers. Un pêcher peut s’en remettre en feuillant à nouveau, mais un pommier peut en mourir. Donc traitez avant les feuilles. Les vignes, pommes de terre, tomates et rosiers ne sont, elles, pas sensibles à ce genre de brûlures...

Mme R. : « Et les fourmis ? »

B.D. : Les fourmis recherchent le miellat des pucerons. Ne confondez pas les symptômes de cloque avec une attaque de pucerons. La crispation des feuilles dues aux piqûres de ces insectes ressemble à la cloque, mais à la différence, la feuille reste fine et souple et les insectes sont visibles dans les replis. Nous en reparlerons bientôt !
Nalod's

Aux Serres de St Jean - Groupe Nalod’s - 73300 St Jean de Maurienne | Contact | Développement | Site jardineriesduterroir.fr