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Entretien avec Mme N. de Versailles (78).

Mme N. : Que cultivez-vous et comment ?
B.D. : Ce que cultivent la plupart des jardiniers sur un petit lopin, à savoir des salades, des tomates, des courgettes, des haricots verts... Des plantes aromatiques aussi bien sûr, et des radis et des pois gourmands tôt au printemps. Je bêche mon jardin début mars, avant que l’herbe ne fasse son apparition. J’utilise essentiellement la fourche-bêche à quatre dents en l’enfonçant verticalement et en faisant basculer le manche vers l’arrière, sans retourner le sol, comme on en a déjà parlé maintes fois. Ainsi, le sol conserve sa fertilité, entretenu par un engrais bio et du compost maison. La surface du sol est paillée régulièrement à partir de la mi-mai, dès qu’il est suffisamment réchauffé : cela économise beaucoup d’eau et empêche les herbes de pousser.

Mme N. : Vous arrive-t-il de combiner fleurs et légumes ?
B.D. : En effet, fleurs et légumes voisinent en offrant une belle biodiversité peu favorable à l’extension des maladies. J’ai opté pour des œillets d’inde semés en ligne entre les légumes, des immortelles pour les bouquets secs d’hiver et une bande de jachère fleurie pour les abeilles et les autres auxiliaires du jardinier. J’ai aussi quelques dahlias pour l’extraordinaire beauté de ces fleurs et des tulipes pour saluer l’arrivée du printemps. Tout cela dans à peine 50 m².

Mme N.  : En dehors du potager, comment est organisé votre jardin de fleurs ?
B.D. : Des arbres à fleurs et des rosiers sarmenteux constituent l’essentiel de mes fleurs au jardin, avec des fleurs de saison en jardinières et en bacs surélevés. C’est ainsi, car hormis le potager qui est bien clos, le reste du jardin est une aire de détente pour le coq, les poules, les lapins nains, les pigeons et les trois chats qui vivent leur vie chez nous en liberté. Difficile de tenir des plantes dans ces conditions. Il faut choisir !

Mme N. : Mais s’occuper d’une famille, d’une maison, d’un jardin, d’animaux, tout en travaillant, demande beaucoup de temps. Comment faites-vous ?
B.D. : Concilier l’ensemble demande essentiellement un peu d’organisation. Pour le jardin, 10 minutes environ chaque jour suffisent. C’est une moyenne, un peu plus le dimanche et pas du tout en cas de mauvais temps. Quant aux animaux, ouvrir et fermer le poulailler, ramasser les œufs, surveiller les couvées, tout cela devient automatique et très peu contraignant. Il est du reste très amusant d’observer le comportement des animaux cohabitant ensemble avec leur hiérarchie propre, les poules semblant représenter l’autorité suprême de cette petite communauté. C’est un plaisir renouvelé avant chaque départ au travail.

Mme N. : En quoi consiste votre travail aux Serres ?
B.D. : Notre travail varie beaucoup selon les saisons, ce qui évite la routine et l’ennui. Nous sommes au service direct du client, le particulier comme vous et moi, amateur de belles plantes, de fleurs, de jardin potager, d’animaux domestiques et aussi de travaux manuels. Chaque jour, je me dois, avec mon équipe, de proposer aux clients les bons produits, au bon moment et au bon prix... en rajoutant deux ingrédients maison : les bons conseils et la bonne humeur. Voilà, un cocktail “réussite” indéracinable ! Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, car nous sommes, comme tout commerce, dépendants de la qualité de nos fournisseurs. Pour notre part, nous privilégions le plus possible les produits locaux, comme les fleurs très qualitatives de notre horticulteur d’Albertville.

Mme N. : En ville, on a toujours l’impression que tout va plus vite, que l’on n’a finalement le temps de profiter de rien. Quelles sont vos astuces à vous pour rester zen ?
B.D. : Nous avons ici la chance de nous rendre aisément d’un endroit à un autre en voiture sans rester coincés dans des embouteillages, comme c’est le cas dans les grandes villes ! C’est un stress en moins. Les montagnes omniprésentes en toile de fond, leurs couleurs toujours changeantes au fil des saisons, le climat sec et ensoleillé près de 300 jours par an, contribuent à une qualité de vie incomparable en Maurienne. Rester zen, pour moi, c’est en vrac : profiter du moment présent, admettre une bonne fois pour toutes que tout ne peut pas être parfait, distinguer l’essentiel de l’important puis du futile, échapper à l’hyperstimulation de la société de consommation, privilégier les bons artisans et commerçants de la région... autant de comportements simples que j’aime mettre en pratique au quotidien.
Nalod's

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