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On a fêté la science... du végétal (3)

Réponse à Mme P. d’Aiguebelle.
B.D. Le mécanisme de la photosynthèse brièvement décrit (voir article n° 2), nous nous sommes intéressés à l’endroit où il se produit, c’est-à-dire dans la feuille. Dans l’épaisseur d’une feuille, on trouve sur le dessus, exposé au soleil, une couche de cellules allongées rangées comme les bois d’une palissade : c’est le parenchyme palissadique. Dans ces cellules se trouvent (entre autres) ces fameux petits grains verts appelés les chloroplastes. Ils contiennent une molécule extraordinaire : la chlorophylle. Ces chloroplastes sont facilement observables au microscope. Sous cette couche palissadique, on trouve d’autres cellules plus rondes et moins serrées, moins riches en chloroplastes, puis une couche de cellules qui forme l’épiderme inférieur.

Cet épiderme est perforé de nombreux trous. Ils sont formés par l’assemblage de deux cellules qui se font face telles les lèvres d’une bouche minuscule, capable de s’ouvrir et de se fermer au gré des conditions extérieures et permettant à la plante de capter le dioxyde de carbone. L’eau, qui est le deuxième élément fondamental dans la réaction de la photosynthèse, monte du sol vers les feuilles par tout un système de tuyauterie. Ces molécules simples, eau et CO2, se retrouvent dans la feuille et donc dans les chloroplastes. Là, elles sont cassées (rupture des liaisons chimiques) grâce à l’énergie solaire et recombinées en formant les hydrates de carbone (sucres).
La plante respire également, c’est-à-dire qu’elle absorbe de l’oxygène et rejette du CO2, tout comme les hommes, les animaux, et tout ce qui vit sur terre. Cette réaction est exactement l’inverse de la photosynthèse. L’oxygène absorbé sert à casser les sucres pour libérer à nouveau l’énergie nécessaire à la vie.

Grâce à la compréhension du phénomène de la photosynthèse, on peut entrevoir de formidables possibilités de production d’énergie (électricité, biomasse, composés organiques nutritifs) à partir d’un air riche en CO2 et d’eau toute simple. Il “suffit” de mettre au point LA technique qui saura mimer l’extraordinaire pouvoir des plantes. Tous les laboratoires de biotechnologie de la planète y travaillent. Une équipe américaine a déjà annoncé avoir fabriqué une feuille artificielle à partir de matériaux durables et peu coûteux, permettant de décomposer l’eau en oxygène et en hydrogène à l’aide de la lumière solaire afin de créer de l’électricité. La fin de la dépendance énergétique ?

L’avenir proche nous le dira. Il sera végétal, assurément !
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