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Méthodes alternatives pour le jardin (suite)


Entretien avec M.P. de Saint-Martin-sur-La Chambre.
M.P. Que faire de naturel contre les insectes ?
B.D. : Il s’agit surtout d’empêcher les insectes ravageurs de faire trop de dégâts. Ils peuvent être présents, mais leurs attaques, réduites. La lutte biologique en est un bon exemple. Au potager, on s’efforcera de respecter la rotation des cultures.

M.P. Des exemples de lutte biologique qui marchent ?
B.D. : Les insectes prédateurs naturellement présents au jardin sont de bons auxiliaires du jardinier. Quatre sont très connus : la coccinelle, surtout la larve qui peut engloutir 50 pucerons par jour. La chrysope et le syrphe dont les larves sont également très friandes de pucerons. Le perce-oreille, pourtant mal-aimé, se régale de thrips, d’acariens et d’autres insectes nuisibles. Offrez à ces insectes utiles des refuges tels des tiges de bois creux, des bûches percées de trous, des petits fagots de pailles... regroupés dans une structure appelée “hôtel à insectes”.
Les professionnels maraîchers, horticulteurs et arboriculteur fruitiers disposent maintenant d’un arsenal d’acariens, de nématodes et d’insectes prédateurs de parasites. Ceux-ci sont d’autant plus efficaces que les lâchers ont lieu dans le milieu clos d’une serre. Des préparations bactériennes à base de Bacillus thuringiensis sont commercialisées depuis longtemps déjà, pour détruire les larves de chenilles de manière naturelle.

M.P. Certains piègent les insectes. Est-ce efficace ?
B.D. :  La méthode de piégeage la plus connue est la plaquette engluée, jaune pour les pucerons et les aleurodes, bleue pour les trhips. Le piège à phéromones agit en attirant les mâles, principalement les lépidoptères, sur une surface engluée, les empêchant ainsi de se reproduire. C’est le cas du carpocapse, appelé “ver de la pomme”. La femelle peut être piégée sur le tronc de l’arbre, grâce à un collier englué. Celui-ci piègera également beaucoup de fourmis occupées à protéger les colonies de pucerons qui leur fournissent le sucre dont elles sont tellement friandes.

En conclusion, faites très souvent un tour du jardin en étant très attentif au moindre symptôme de “mal-être”de vos plantes. Plus vite vous interviendrez et mieux vous les soignerez. Les problèmes ne sont pas toujours d’origine parasitaire : un excès d’eau ou un coup de sec, un coup de gel ou une brûlure du soleil, un sol trop maigre ou trop riche... le diagnostic du problème doit toujours précéder l’action à mettre en œuvre !
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