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Le “cul-noir” de la tomate

Entretien avec M. S. de La Chambre.
M.S. : « J’ai constaté que beaucoup de tomates au jardin avaient pris une grosse tache noire par en-dessous. Quelle est cette maladie ? »


B.D. : Cette maladie n’est pas d’origine parasitaire (comme peut l’être le mildiou) mais bien d’origine physiologique. Elle est bien décrite par son appellation vulgaire : “le cul-noir”. Les fruits semblent beaux mais en les cueillant, on découvre par en-dessous la tache de pourriture qui pénètre parfois profondément dans la tomate, la rendant inconsommable. L’arrosage est bien en cause.

M.S. : « Comment doit-on arroser pour éviter ce problème ? »

B.D. : C’est été 2015 est particulièrement difficile quant à l’arrosage du potager. Les plantes ont souffert de « l’effet four » créé par des températures très élevées. Même dans des potagers où l’arrosage est des plus réguliers, certaines variétés de tomates très sensibles, telles les tomates allongées (Roma, San Marzano), présentent des symptômes de nécrose. En année normale, c’est surtout au retour des vacances que l’on constate le problème : après une période d’arrosage régulier, on a délaissé le jardin quelque temps, puis on a à nouveau forcé sur l’eau pour “se rattraper” : la tomate n’apprécie pas ce régime !

Idéalement, par temps sec, 3 litres d’eau 2 à 3 fois par semaine au pied de chaque plant est suffisant. En plein été, il vaut mieux arroser le soir : la plante en profite toute la nuit, alors que le matin beaucoup d’eau partira par évaporation au niveau du sol. Le paillage au pied garde l’humidité.

M.S. : « Comment prévoir l’arrosage quand on part en vacances ? »

B.D. : Tout dépend de la durée de votre absence. Si elle est courte (une semaine à 10 jours), des bouteilles d’eau retournées et fichées au pied de chaque plant ainsi qu’ un bon paillage devraient suffire. Pour une absence plus longue, prévoyez la pose d’un goutte à goutte ou d’un tuyau microporeux accompagné d’un programmateur électrique sur votre arrivée d’eau.

M.S. : « Y a-t-il d’autres précautions à prendre ? Un traitement ? »

B.D. : Aucun traitement n’est approprié. On note que cette maladie est plus fréquente dans les terres riches en calcaire, très communes en Maurienne, sauf sur de rares secteurs comme Saint-Rémy, la vallée des Villards, les Hurtières… qui ont la chance d’avoir des terrains moins calcaires. A la plantation, favorisez le développement d’un bon chevelu racinaire qui assurera ensuite une bonne alimentation en eau, enterrez profondément la motte de terre du jeune plant jusqu’à la 2e feuille au moins et apportez tous les 15 jours une dose d’engrais spécial tomates.
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