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Entretien avec M.P. de Saint-Julien-Mondenis

M.P. : « Sac ou clayette ? Que faut-il choisir pour les pommes de terre de semence ? »

B.D. : Les jardiniers qui ont besoin de beaucoup de semences les achètent en sac. Cette présentation est la plus économique. Elle nécessite une préparation des plants, de suite après l’achat, en les disposant dans un endroit frais, sur une seule couche, et surtout bien à la lumière. On obtient ainsi des germes courts, trapus, bien colorés. Il faut prendre garde au calibre : le gros calibre est beaucoup moins avantageux au prix au m² semé ; attention donc aux fausses bonnes affaires !
Les clayettes contiennent des semences déjà préparées, de petit calibre, le plus qualitatif. On peut se les procurer au tout dernier moment avant de planter… si on en trouve encore !

M.P. « Comment conserver les plants avant de les mettre en terre ? »

B.D. : Ne mettez pas les plants à l’obscurité, dans le noir, les germes s’allongent, deviennent cassants et vident le plant de son énergie. Pour les plants en clayettes, retirez les couvercles en carton et conservez bien à la lumière jusqu’à la plantation.

M.P. : « Comment préparer au mieux mon terrain avant de planter ? »

B.D. : Préférez un emplacement qui n’a pas reçu de pommes de terre depuis au moins trois années. En effet, chaque légume appauvrit le sol sélectivement et chaque légume développe son propre cortège de maladies et d’insectes ravageurs. C’est la justification de la rotation culturale.

La pomme de terre réussit mieux dans les terres riches, légères mais pas trop filtrantes, profondes et modérément calcaires. L’excès de calcaire aggrave la maladie de la gale commune qui provoque des pustules liégeuses sur la peau des tubercules. Pour cette raison vous éviterez d’apporter des cendres de bois en excès, trop riches en calcium. Évitez également l’excès de fumier, trop riche en azote, qui fait pousser le feuillage au détriment des tubercules et favorise pucerons et maladies. Préférez l’engrais naturel “pomme de terre et potager”, idéalement dosé en éléments nutritifs.

M.P. : « Quelles variétés se conservent le mieux pour la consommation hivernale ? »

B.D. : Les variétés tardives se conservent en général mieux que les autres. Elles nécessitent environ 4 mois de végétation. Parmi elles, vous trouverez en chair ferme : Roseval et Celtiane , en chair fondante : Challenger , Prospère, Manitou et Samba et en polyvalentes : Élodie et Mandola. Prospère et Challenger, en cave fraîche, restent quasiment indemnes de germes de tout l’hiver : un avantage certain pour une excellente conservation.
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